La laine de verre et ses deux gros défauts, par Jean-Pierre Oliva

Le livre de Jean-Pierre Oliva, consacré à l’isolation écologique, est un modèle du genre. S’il ne vous en faut acheter qu’un, prenez-celui-là. Voilà ce qu’il dit de la laine de verre, et qu’on reproduit ici, tellement on est d’accord avec lui !
La laine de verre : c’est l’isolant le plus répandu en Europe.
Nous insistons sur deux points :
* ses qualités : sa conductivité thermique, excellente, avec un coefficient l de 0,035, et son prix, probablement l’un des isolants les moins chers du marché.
Mais elle a tout de même deux défuats rédhibitoires.

Deux gros défauts

  • Premier défaut : « les rouleaux de laine se tassent dans le temps et il n’est pas rare qu’au bout de 10 ans, ils aient perdu la moitié de leur épaiseur, surtout en isolation de combles, où les rongeurs accélèrent la dégradation. »
  • Précision de l’auteur : la laine minérale n’est pas consommée par les rongeurs, mais ils la dégradent en creusant des galeries dedans (quand elle est en rouleaux). C’est un problème récurrent des isolations en rouleaux, alors que les isolations en vrac, parce qu’elles ne permettent pas le creusement de galeries, perdent moins leur qualité isolante.

  • Deuxième défaut : « la laine de verre est perméable à la vapeur d’eau mais ses performances thermiques sont fortement diminuées par l’humidité, ce qui nécessite un pare-vapeur continu. La laine de roche est moins sensible. »
  • Cancérigène, ou pas ?

    On sait que les Allemands interdisent sa pose dans les bâtiments publics, en la comparant à l’amiante. Jean-Pierre Oliva fait le point là-dessus : « les fibres de laine de verre même si elles sont trop grosses pour être respirées (contrairement à l’amiante, NDLR), sont irritantes pour les voies respiratoires supérieures (inflammations, trachéites, laryngites, etc.) particulièrement lors de la mise en oeuvre. »
    Il est plus méfiant en ce qui concerne les laines de roche : « les fibres de laine de roche, plus petites, ont une pénétration respiratoire plus importante et une plus grande biopersistance que celles de laine de verre. »

    En résumé, cela n’étonnera personne, Jean-Pierre Oliva n’est vraiment pas convaincu par la laine de verre. Il penche beaucoup plus pour la laine de cellulose, et, dans une certaine mesure, pour la laine de mouton. On a testé la cellulose, et la laine de bois pour notre part.

    Isolation

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