Toits en laves (lauzes) : attention à la standardisation

Refaire un toit en laves (en Bourgogne et Franche-Comté) ou lauzes ? La belle idée. Mais cette couverture ancestrale, quand elle est faite à la meuleuse, perd son charme. Comparatif en images.
Le Château de Verges, près de Mirebel, dans le Jura, a eu la gentillesse d’ouvrir ses portes à un groupe de Maisons Paysannes de France, dont j’étais. C’est le seul château jurassien a être encore entièrement couvert en laves. Une parure superbe, d’autant qu’elle vient d’être brossée durant l’été 2012. Mais les laves datent, elles, d’une restauration effectuée il y a une vingtaine d’années.

Un toit de lauzes refait dans les années 1980

A l’époque, raconte le propriétaire, les artisans les taillaient au marteau, passant un temps infini à les ajuster. Ils n’arrivaient d’ailleurs pas à une perfection visuelle, notamment sur le pignon, comme on le voit sur la photo suivante.

Vingt ans après, une même toiture en laves est reprise dans un bâtiment proche du château. Les méthodes de travail ont changé : désormais on scie les pierres et on les fignole au marteau.

Visuellement, l’effet est cependant très différent : les bords des laves sur le pignon tombent droits, nets, on dirait en fait de la tuile mécanique… en pierre. Comme quoi, il y a laves et laves, et si l’artisan a certes gagné en confort de travail, visuellement l’esthétique a bien changé.

, Toit

Un commentaire a été posté sur “Toits en laves (lauzes) : attention à la standardisation

  1. Bonjour, etant lavier de metier je peut vous assurez que la photo ci dessus (refection d un toit dans les annees 1980) , nous montre tout sauf un travail sur l ajustement des pierres puisque aucune n est ajustee.. J appel ca  » jeter les pierre sur le toit » et j ai de fort doute sur son impermeabilité, passons.. Quand au mots standardisation et confort, je ne comprend pas tres bien.. Nous avons demonté plusieurs toitures en laves ayant plus de 400 ans et ayant une regularité de pose et un travail au cordeau precis , la pierre subissant le gele et le degele depuis quatre siecle etait deteriorée. Mais sans cet rigueur de pose , qui a l epoque etait similaire a celle de la toiture neuve que vous nous montrez ci dessus,les toits de laves sont exposés au fuites. Ce que vous appelez « confort » doit etre un echaffaudage avec parapluie ? Une meuleuse? Effectivement les toits de lave d epoque etaient le »toit du pauvre » qui netoyant ses champs recuperait les laves et les recyclaient dans une couverture baucoup moins onereuse que de la tuile en terre cuite. La tendance a changé! La main d oeuvre ne se paye plus au grains! Les subventions de la drac subissent la crise. D ou l utilisation d’une meuleuse , quel confort cette poussiere ! Nous travaillons rigoureusement et avec application. Nous aimons notre metier , passez donc nous rencontrer sur un chantier histoire d echanger et non de juger un travail que vous ne maitrisez pas. Cordialement . Un laviers de bourgogne.

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